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Portrait de pub : Pépito, Mascotte chez Pépito

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"Portrait de pub" vous invite à (re)découvrir les personnages publicitaires qui ont marqué les générations …

LT : Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?
P : A l’origine, j’étais un personnage de bande dessinée créé en 1951 par Luciano Bottaro, un dessinateur italien.
Avant de devenir la mascotte de biscuits au chocolat, j’étais un gentil petit corsaire à la frimousse rondouillarde, coiffé d'un grand chapeau orné d'une tête de mort.

LT : Mais tu as bien un lien avec la célèbre chanson « Pepito » du groupe « Los Machucambos » sortie en 1961 ?
P : C’est un pur hasard, une véritable coïncidence ! Mais je reconnais que la vie est parfois facétieuse !

LT : Quand es-tu devenu le personnage au sombrero ?
P : Ma nouvelle vie a débuté en 1961 quand l’entreprise Belin a créé sa fameuse galette à moitié enrobée de chocolat avec un emballage blanc et rouge pour le chocolat noir et blanc et bleu pour le chocolat au lait.
Mon personnage est apparu deux ans plus tard sur les emballages et en 1973 à la télévision.

LT : Ton personnage est aussi indissociable de ton fameux slogan : « Ay Pépito ! ». Peux-tu nous en parler ?
P : C’est effectivement un slogan historique qui a marqué des générations. Il est apparu après le rachat par LU. « Ay Pépito !» m’a permis de devenir le goûter préféré des écoliers : pas une cour de récré sans un « Ay Pépito !» lancé par les enfants tel un cri de ralliement.
Je pense avoir même suscité pas mal d’attrait pour l’espagnol en LV2 (ndlr : rires)

LT : Tu es l’un des rares personnages d’origine étrangère dans l’univers des mascottes françaises, comment vis-tu cette situation ?
P : Je suis né à une époque où le regard sur l’étranger pouvait être différent sauf que depuis 1961, je n’ai reçu que de l’amour de la part de la France, mon pays d’adoption. La preuve en est : je reste l’un des biscuits préférés des enfants, génération après génération.

LT : Par contre, aux Etats-Unis, la situation fut plus compliquée ?
P : Effectivement, j’ai été retiré à la vente sur le marché nord-américain à la suite de nombreuses plaintes de certains membres de la communauté hispanique. Certains utilisaient mon nom pour désigner les origines ethniques de ces personnes de façon désobligeante.
Je reste persuadé qu’il y avait d’autres façons de combattre le racisme car je suis tout sauf un stéréotype.

LT : Qu’est-ce qui a changé selon toi dans ta communication depuis tes débuts ?
P : Les informations légales sur « manger, bouger », mais ça c’est une très bonne chose.
Ce qui a surtout changé, c’est la concurrence… Aujourd’hui, il existe de nombreuses marques de biscuits chocolatés que je ne citerai pas pour ne pas leur faire de publicité. (ndlr : rires)

LT : Quelle est ton opinion sur la communication via les réseaux sociaux ?
P : Je vois cela comme un lieu d’échanges avec mes fans. J’adore lire leurs commentaires, c’est comme une nouvelle cour de récréation mais virtuelle. Je n’ai pas de compte perso car je suis présent sur le compte de la marque Lu avec toute la gamme des autres biscuits.

LT : Comment vois tu l’évolution des réseaux sociaux ?
P : Je la vois d’un bon œil ! Quand j’ai commencé ma carrière, il n’y avait qu’une chaîne de télévision, aujourd’hui les réseaux sociaux permettent de toucher les gens plus facilement et d’être encore plus proche de ma communauté : je peux, les rassurer directement si besoin sur des questions nutritionnelles par exemple.
Plus le temps passe, plus je vois les réseaux sociaux permettre à une marque et son public d’être plus intimes.

LT : Raconte-nous une pub, d’hier ou d’aujourd’hui, qui t’a marqué.
P : La première en 1973, c’était mes débuts à la télévision. Et celle où j’ai dû apprendre à danser le hip-hop.
J’ai adoré danser avec tous ces enfants. Pour un vieux, je me suis bien débrouillé ! Et surtout, ce spot montre que je suis une marque qui transcende les générations et les cultures.

LT : Pour conclure, quel conseil donnerais-tu à une mascotte qui voudrait se lancer dans ce métier ?
P : S’ouvrir au monde et être bienveillante.

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