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Portrait de pub : Bibendum, Mascotte chez Michelin

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"Portrait de pub" vous invite à (re)découvrir les personnages publicitaires qui ont marqué les générations …

LT : Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?
B : Je m’appelle Bibendum mais aujourd’hui tout le monde m’appelle « Bib » ! Né en 1898 et je suis la mascotte de Michelin, la célèbre marque française de pneumatiques. Je dois ma naissance à une anecdote : en 1894, le stand Michelin est installé à l'Exposition universelle, internationale et coloniale de Lyon. Une pile de pneumatiques en signale l’entrée. À sa vue, Édouard Michelin dit à son frère André : « Regarde, avec des bras, cela ferait un bonhomme ! ».
J’aurais dû à l’origine être la mascotte d’une brasserie mais ils n’ont pas voulu de l’idée de mon créateur, le dessinateur O’Galop.

LT : D’où te vient ce nom ?
B : Il me vient de l’expression latin « Nunc est bibendum » qui signifie c’est maintenant qu’il faut boire. Cette signature de marque pensée au départ pour la brasserie a été conservée par Michelin sur les publicités pour être traduite par « Le pneu qui boit la route ».
Mais j’ai été réellement « baptisé » en 1898, lors de la course Paris-Amsterdam-Paris, quand un jeune mécanicien de 18 ans — Léon Théry — m’a vu et s’est écrié aussitôt : « voilà Bibendum, vive Bibendum ».
C’est à cet instant qu’Edouard Michelin a su qu’il tenait là définitivement mon nom.

LT : Finalement, tu aurais pu ne jamais voir le jour ?
B : Mark Twain a dit que « le succès change les gens, l’échec révèle qui ils sont vraiment ». C’est un échec qui m’a révélé ! Tout aurait pu s’arrêter là mais j’ai su rebondir (sans mauvais jeux de mots) dans l’univers du pneu grâce à la vision et l’imaginaire d’un seul homme.

LT : Comment définirais-tu la communication ?
B : La communication est un moyen qui m’a permis de devenir populaire et qui m’a permis de m’imposer comme un emblème publicitaire. J’ai été très rapidement connu au-delà des frontières de l’hexagone et la communication m’a rendu omniprésent : chez les garagistes, les voitures, les maisons, sous forme d’affiche, de PLV, de mannequin, sur t-shirt, carte routière, carte postale, en chocolat et j’en passe. Mais il faut savoir la maîtriser car elle peut vite vous dépasser.

LT : Ton apparence a considérablement évolué depuis 1898 ?
B : Effectivement, je suis passé d’un dessinateur à un autre mais la société a évolué et je me suis adapté. C’est d’ailleurs l’une de mes plus grandes fiertés : avoir su traverser les époques avec succès. Aujourd’hui, je ne fume plus de cigare, je ne porte plus de lunettes et j’ai considérablement maigri.

LT : Qu’est-ce qui a changé selon toi dans ta communication depuis tes débuts ?
B : Aujourd’hui, je suis en 3D et je suis devenu une icône mondiale. D’ailleurs, j’ai été élu logo du siècle par un jury international. J’ai fait des apparitions dans le film d’animation oscarisé « Logorama » et dans un épisode des Simpson.
Ce qui a changé également c’est qu’à ma naissance, la publicité était à ses balbutiements, tout était à faire... et les frères Michelin avaient compris l’importance de la communication pour une marque. Le grand public était plus facile à capter alors qu’aujourd’hui, une marque a besoin d’argent mais surtout de temps pour se créer de la visibilité.

LT : Quelle est ton opinion sur la communication via les réseaux sociaux ?
B : Je n’ai pas de compte spécifique mais c’est mon visage qui orne les photos de profils des différents comptes Michelin. Sur Facebook, on est suivi par 5,5M de followers et mon hashtag est très populaire sur Instagram.
Les réseaux sociaux ont contribué et contribuent à entretenir ma notoriété en France et surtout dans le monde. Même si j’ai plus de 120 ans, je me sens à l’aise dans cet environnement digital. Je suis le symbole de cette capacité qu’a la marque Michelin à s’adapter à la technologie.

LT : Quel est ton réseau social préféré ?
B : Tik-Tok. Paradoxalement, je n’y ai pas encore de compte, officiel en tout cas. Mais j’aime l’idée de pouvoir me filmer en train de réaliser des chorégraphies. Les pneus sont des éléments en mouvement et la danse en est un parfait symbole. D’ailleurs, le slogan de notre dernière campagne est Motion for life (Le mouvement, c’est la vie).

LT : Comment imagines-tu la communication dans le futur ?
B : Je l’imagine porteuse de plus de proximité et tournée vers l’expérience client. Depuis 1898, nous avons érigé cette vision transmise par les frères Michelin en philosophie. Résultat, notre marque est toujours l’une des plus populaires en France.

LT : Raconte-nous une pub, d’hier ou d’aujourd’hui, qui t’a marqué.
B : Sans hésiter, mon retour au centre de la communication de la marque en 2009 au travers de films d’animation conçus à Paris, New York et Shanghaï et qui me mettaient en scène, combattant des pompes à essence trop gourmandes. J’ai adoré !

LT : Pour conclure, quel conseil donnerais-tu à une mascotte qui voudrait se lancer dans ce métier ?
B : Ne surtout pas arrêter d’y croire en cas d’échec (rires).

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